S’il y a bien une recette qui sent l’Espagne et les grosses chaleurs, c’est le gaspacho. Cette soupe froide née en Andalousie se prépare en 15 minutes au mixeur, sans cuisson, et croyez-moi le résultat n’a rien à voir avec les briques du commerce. Le secret ne tient pas à grand-chose : des tomates bien mûres et goûteuses, c’est elles qui font tout. Alors si vous en avez de belles sous la main en plein été, foncez, vous tenez votre entrée fraîcheur parfaite.
La liste de courses (pour 4 personnes) :
- 800 g de tomates bien mûres (6 à 8 tomates selon la taille)
- 1/2 concombre
- 1/2 poivron rouge (ou vert pour la version la plus tradi)
- 1/2 oignon doux
- 1 gousse d’ail
- 1 tranche épaisse de pain rassis (environ 50 g, facultatif mais c’est lui qui donne l’onctuosité)
- 4 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 1 à 2 cuillères à soupe de vinaigre de Xérès (ou de vinaigre de vin rouge)
- Sel
- Un peu d’eau bien froide pour ajuster la texture
Préparation du gaspacho :
- Si vous utilisez le pain, faites-le tremper quelques minutes dans un peu d’eau froide puis essorez-le.
- Épluchez le concombre et enlevez les pépins qui se trouvent au centre. Coupez en morceaux.
- Coupez les tomates en morceaux.
- Coupez le poivron en deux, enlevez le cœur et les pépins, puis coupez en morceaux.
- Épluchez l’oignon et l’ail, et coupez en morceaux.
- Mettez tous les légumes et le pain dans le mixeur.
- Ajoutez l’huile d’olive, le vinaigre et le sel.
- Mixez longuement jusqu’à obtenir un mélange bien lisse. Ajustez avec un peu d’eau froide si c’est trop épais.
- Pour un service au verre comme sur la photo, passez le gaspacho au chinois ou à la passoire fine : la texture sera parfaitement soyeuse.
- Réservez au frais au moins 2 heures avant de servir, il n’en sera que meilleur.
Chez moi, je le sers à l’andalouse : dans un verre à pied, bien frais, avec quelques rouleaux de jambon espagnol piqués sur une brochette. Effet apéro garanti.
D’où vient le gaspacho ?
Le gaspacho est né en Andalousie, dans le sud de l’Espagne, mais sa version d’origine ne contenait pas une seule tomate. C’était une soupe de pauvre héritée de l’époque arabo-andalouse : du pain rassis pilé avec de l’ail, de l’huile d’olive et du vinaigre, allongé d’eau fraîche. De quoi tenir aux champs sous le soleil andalou. C’est d’ailleurs pour ça que le pain a toute sa place dans la recette aujourd’hui encore.
La tomate et le poivron n’arrivent dans la recette qu’après la découverte des Amériques, et il faudra attendre le 19e siècle pour que le gaspacho rouge qu’on connaît devienne la norme. En Andalousie, il se boit d’ailleurs souvent au verre, comme une boisson, plutôt qu’à l’assiette.
Le gaspacho a aussi des cousins moins connus chez nous : le salmorejo de Cordoue, plus épais car riche en pain, servi avec des œufs durs et du jambon, et l’ajo blanco de Malaga, une soupe froide blanche aux amandes et à l’ail, plus proche de la recette primitive.
Cette recette fait partie de notre tour du monde culinaire, où l’on cuisine les spécialités d’un pays différent à chaque étape.
Recette mise à jour pour se rapprocher de la version andalouse traditionnelle.
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