Gâteaux piments (ou bonbons piments) : la recette mauricienne

Les gâteaux piments, c’est la street food mauricienne par excellence. Ces petites boulettes de pois cassés frites, croustillantes dehors et moelleuses dedans, on les trouve à tous les coins de rue à Maurice, chez les marchands gato, dans les bazars, au bord des plages. Chez moi, c’est une recette de famille : je la prépare avec ma mère depuis toujours, et c’est cette version que je vous partage ici.

À La Réunion, on les appelle bonbons piments. Même base, mêmes gestes, quelques nuances d’assaisonnement selon les familles. Si vous avez goûté les deux, vous savez que le débat est sans fin !

C’est quoi un gâteau piment ?

Petit point vocabulaire : à Maurice, “gâteau” ne veut pas dire pâtisserie sucrée. Le mot désigne aussi tous les beignets et snacks frits, salés ou sucrés. Le gâteau piment (gato pima en créole) est un beignet de dholl, des pois cassés jaunes, parfumé au piment, à la coriandre et au cumin. Il descend en ligne directe des vadai du sud de l’Inde, arrivés à Maurice avec les travailleurs engagés indiens. C’est un cousin du falafel, version océan Indien.

On le mange à toute heure : à l’apéro, au goûter, ou glissé dans un pain beurré avec un peu de chatini. Le fameux “dipain gato pima”, un classique absolu.

Les ingrédients

L’ingrédient clé, c’est le dholl (pois cassés jaunes). Vous en trouvez facilement en épicerie indienne ou asiatique, et dans certaines grandes surfaces au rayon légumes secs. Ne le remplacez pas par des pois chiches, la texture ne serait pas la même.

Pour une vingtaine de gâteaux piments :

  • 250 g de dholl (pois cassés jaunes)
  • 2 piments
  • 2 cuillères à soupe d’échalotes finement hachées
  • 2 cuillères à soupe de cotomili (coriandre) hachée
  • 1 oignon haché
  • 1 cuillère à café de cumin en poudre
  • sel
  • Facultatif : 1/4 de cuillère à café de levure

La préparation, étape par étape

  1. De préférence la veille, lavez et faites tremper les dholls. Minimum 3 heures.
  2. Égouttez puis écrasez les dholls au mixeur ou au mortier.
  3. Dans un bol, mélangez les dholls avec tous les autres ingrédients. Si vous mettez de la levure, ajoutez-la au dernier moment, juste avant la cuisson. Vous pouvez laisser reposer la pâte si vous voulez.
  4. Formez des petites boules légèrement aplaties.
  5. Faites cuire les gâteaux piments dans une huile bien chaude, en friteuse ou en sauteuse. Laissez-les le temps qu’ils soient bien dorés : feu fort en début de cuisson, puis baissez pour éviter que ça brûle dehors et reste cru dedans.
  6. Égouttez sur du papier absorbant.

Ils se mangent chauds ou froids, mais soyons honnêtes : chauds, juste sortis de la friture, c’est une autre histoire.

Mes astuces pour les réussir

  • Si la pâte est trop humide et que les gâteaux se défont à la cuisson, égouttez mieux les dholls ou laissez la pâte reposer au frais.
  • La pâte se congèle très bien : pratique pour un apéro improvisé.
  • Mouillez-vous légèrement les mains pour former les boules, la pâte colle moins.

Avec quoi les déguster ?

À Maurice, le gâteau piment accompagne le thé, se grignote tel quel ou se glisse dans un pain avec du beurre. Servez-les avec un chatini pomme d’amour, c’est imbattable. Et si vous voulez prolonger le voyage, jetez un œil à mes recettes de dholl puri et de faratas, ou à mon article sur les spécialités mauriciennes à goûter sur place.

Céline Simon

Céline Simon

Céline Simon est à l'origine de je-papote.com, un blog voyage et gastronomie créé en 2009. Elle y partage ses aventures aux quatre coins du monde avec une conviction : découvrir une destination à travers sa cuisine, ses habitants et ses lieux les plus authentiques, loin des itinéraires classiques.

Franco-mauricienne, née en France et installée une partie de l'année en Laponie finlandaise, elle écrit sur ces destinations avec une connaissance de terrain, nourrie par ses attaches familiales à l'île Maurice et sa vie en Finlande. Elle contribue également à des guides de voyage publiés par de grandes maisons d'édition françaises.

Longtemps centré sur les voyages en couple, je-papote évolue aujourd'hui au rythme des aventures d'une petite globe-trotteuse en herbe venue agrandir l'équipe. Céline co-dirige également Aventures Boréales, une agence locale qui propose des séjours en Laponie loin du tourisme de masse.

3 commentaires

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  1. Merci Céline pour cette excellente recette. Quand je vais à Maurice, je les mange à Quatre Bornes. Nous adorons ça. Aurais tu la recette des crevettes à la créole façon mauricienne ?
    Merci